Démocratie en réseaux 2011


Nouvelles pratiques, nouveaux terrains

La vie démocratique en 2011 intègre progressivement les dispositifs numériques à ses outils d’échange et d’expression. Bien pris en compte, ils peuvent aider à la vitalité de la citoyenneté, de la participation et de la vie associative. C’est tout l’enjeu de cette édition 2011 de « Démocratie en Réseaux » : permettre à la démocratie régionale francilienne et à toutes ses parties prenantes de tirer le meilleur parti de l’innovation numérique. Celle-ci peut nous aider à faire face aux enjeux des temps qui viennent : enrichir les possibilités de concertation, faciliter la vie en réseau du tissu associatif, permettre une plus grande continuité entre les instances participatives locales et régionales et les citoyens, mettre en débat les questions complexes en impliquant l’expertise des citoyens, penser les politiques publiques en y associant les bénéficiaires, conforter les médias citoyens et tous les acteurs des liens sociaux.

Gardons-nous de tout simplisme. Le numérique n’a pas de pouvoirs magiques, aucun outil ne donnera de solutions toutes faites face à l’abstention, à la défiance, aux incompréhensions, à la lassitude ou à l’individualisme ; et une démocratie presse-boutons, qui serait réservée aux seuls internautes, n’aurait pas de sens.

La « démocratie en réseaux » parle d’abord de réseaux humains, de collectifs qui se réinventent, de débats qui s’enrichissent. Elle s’adresse d’abord aux acteurs qui pourront s’emparer de nouvelles potentialités : les organisations collectives de l’action militante ou de la démocratie locale, qui revitalisent leurs pratiques; les acteurs publics, politiques et techniciens, qui réinventent leur action; les citoyens de tous âges qui veulent participer activement au débat politique. C’est pourquoi nous allons, au fil de 2011, multiplier les formes : ateliers et conférences, partage d’expériences et apports théoriques, en ligne et au travers de rencontres publiques.

Chacun a beaucoup à apprendre dans ce processus : certains, porteurs de riches expériences de débats et de combats, sont « prénumériques », ou peu s’en faut. D’autres sont experts dans l’art de proposer des systèmes numériques simples et favorables à la coopération et à l’échange. D’autres encore apportent les méthodes et l’ingénierie, l’expertise de la médiation et celle des thématiques nombreuses et complexes de l’action publique et de l’intérêt général.

Leurs contributions, mises en relation ou tentatives de co-créations sont la base de l’innovation démocratique : elles aménagent de nouveaux terrains d’échange et ouvrent la voie à de nouveaux horizons et de nouvelles pratiques politiques et citoyennes dont notre société a besoin.

Soyons les plus nombreux à nous saisir de ces propositions pour penser, ensemble, autrement.

Abdelhak KACHOURI,

Vice-Président du Conseil régional chargé de la Citoyenneté,

Politique de la ville et Sécurité

 

 

 

 

 

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