Conférence « Read / Write City » : Lire et écrire la ville avec ses habitants

 

Mardi 4 octobre de 9h à 17h15
Agora, Maison des initiatives citoyennes de Nanterre – 20 rue de Stalingrad, Nanterre

 

L’inscription à cet événement est obligatoire, merci de bien vouloir compléter le formulaire d’inscription suivant

L’Artési Île-de-France, en partenariat avec l’Agora Nanterre, organise le 4 octobre, dans le cadre de « Démocratie en réseaux », une Conférence dédiée à la concertation urbaine et l’appropriation de la ville par ses habitants.

Lire et écrire la ville avec ses habitants … à l’heure de son hybridation physico-numérique

Avec le développement des applications numériques pour la ville, l’espace urbain devient un immense territoire d’expérimentation, le laboratoire à ciel ouvert d’une (r)évolution où les possibles de la ville du futur se défrichent et s’actualisent à chaque coin de rue, dans une myriade de micro-actions entre individus et systèmes techniques (réseaux sans fil, écrans, téléphones mobiles et tablettes, puces et capteurs). Initialement confinée sur le web, la ville numérique déborde désormais dans l’environnement urbain.Portés par des acteurs privés et publics, de très nombreux services et initiatives permettent, avec plus ou moins de succès, d’alimenter ce débordement. Les usagers s’emparent progressivement, et parfois détournent de manière créative, les différentes propositions.

Au croisement de la ville physique et de la ville numérique, émerge alors une ville hybride qui instaure et inaugureune nouvelle continuité, physico-numérique, dans les pratiques quotidiennes des citadins-citoyens.Concrètement, les effets de cette hybridation demeurent relativement discrets, quasi imperceptibles. Bien que soutenue par une infrastructure matérielle, celle-cine produit pas des modifications tangibles dans la morphologie de la ville mais génère plutôt des changements diffus dans la manière de la gérer, de la partager, de la percevoir et de lavivre.

Ceci dit, les technologies ne sont pas urbaines par défaut !

Leur valeur ajoutée dans la fabrique de la ville nécessite une adaptation, une sorte d’urbanisation sans laquelle les vertus potentielles de leur usage peuvent se transformer en vices avérés, le paradis en enfer. Au prétexte de rendre la ville plus « intelligente », certains projets emblématiques (New Songdo City en Corée, Masdar aux Emirats arabes unis, PlanITValley au Portugal) se donnent ainsi pour objectif de maîtriser la complexité des problèmes urbains et de l’établissement humain en déployant des systèmes techniques ferméset centralisés visant à automatiser la collecte des données et la gestion des ressources. Cette vision techno-centrée, fondée sur une logique de l’offre, revient en fait à désurbaniser la ville, à restreindre son caractère ouvert et mouvant et à négliger le rôle actif de ses habitants et de leurs cultures. Les technologies ne servent ici qu’à renforcer les procédures de contrôle et de surveillance à des fins de meilleure gestion. Elles n’apprennent en rien à mieux vivre ensemble. Pour asseoir son urbanité, intensifier les interactions entre les individus et démultiplier les espaces de rencontre avec l’autre, la ville hybride a alors sans doute moins besoin d’intelligence que d’intelligibilité.

Il ne s’agit toutefois pas de jeter le bébé avec l’eau du bain !

La ville hybride se présente également comme un contexte favorable pour bricoler des agencements socio-techniques porteurs d’innovation sociale et publique, plus inclusive. Elle ouvre, du fait de sa nature paradoxale, des possibilités de combinaisons inédites pour pratiquer autrement la fabrique de la ville et reconfigurer les processus de démocratie urbaine. A un moment où le slogan « faire la ville avec ses habitants » sonne comme une injonction creuse et où les dispositifs de participation cherchent à se réinventer pour dépasser les écueils des concertations actuelles, coupler l’usage des technologies numériques avec les pratiques de terrain qui visent à favoriser le dialogue urbain et l’expression citoyenne apparaît plus que jamais comme une piste fertile pour tenter de renouveler les formes de lecture\écriture de la ville.

C’est cette piste que la conférence « read\write city » a pour ambition d’explorer …

PROGRAMME

9:00 Accueil des participants

9:30 Intervention de Gérard PERREAU BEZOUILLE, 1er adjoint au maire de Nanterre en charge de la Délégation Vie Urbaine : Les usages d’internet dans les démarches de concertation autour des projets urbains à Nanterre et le projet de Fabrique Urbaine

9:45 Présentation de 3 programmes alliés en cours
> Caroline de FRANCQUEVILLE – Chronos | DoItCity
> Thierry MARCOU – Fing | CitéLabo
> Fabienne GUIBE – Fing | InnovationsDemocraTIC

10:00 Table ronde d’introduction (animée par Jacques-François Marchandise)
Lire et écrire la ville avec ses habitants : quels sont les enjeux actuels du développement de la démocratie locale, du dialogue urbain et de la participation citoyenne ? Quels sont les apports et les limites des usages numériques pour soutenir ce développement ?
> Pascal AUBERT – ADELS
> Florence DURAND -TORNARE – Villes Internet
> Stéphanie WOJCIK – Université de Créteil

11:00 Pause

11:15 Coups de projecteur et conversations autour de 6 initiatives (1ère vague)
> Sabine ROMON – Paris Région Innovation Lab | Mobilier Urbain Intelligent
> Richard DELOGU – Bug | Wiki Rennes + La ruche
> Bruno CAILLET – Agence Le Hub | Là pour toi +Ludigo
> Alain RENK – UFO | Villes sans limite
> Marianne DUFFET – Vivacités | Balades urbaines augmentées
> Erwan MAHE – Artefacto | La Courouze RA + Berges de seine

12:45 Pause Déjeuner

14:15 Coups de projecteur et conversations autour de 6 initiatives (2ème vague)
> Matthieu SAVARY – User Studio | Service Lab
> Benoit THIEULIN – La Netscouade | Beecitiz
> Carol-Ann BRAUN – Concert Urbain | Dring 13 et 93
> Jean-Jacques TERRIN -Ecole d’Architecture de Versailles | IP City
> Hugues AUBIN – Rennes | Gulliver + SMS Wall + Forward to the past
> Ullrich Fischer | Walking the edit + Memoways

15:45 Pause

16:00 Table ronde de synthèse (animée par Jacques-François Marchandise)
A la lumière des coups de projecteur, quelles (nouvelles) formes de lecture\écriture de la ville se dessinent pour aujourd’hui, et pour demain ?
> Emile HOOGE – Nova7
> Philippe GARGOV – [pop-up] urbain
> Jérome Denis – Télécom ParisTech

17:00 Rappel des RDV du programme Démocratie en Réseaux

17:15 Fin

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